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Édito du Carême

Avec toi, nous irons au désert
Il y a toujours dans l’année liturgique, au premier dimanche de carême, la mention du désert. Ainsi Matthieu : chapitre 4, versets 1- 11 (pour l’année A). Puis, pour l’année B, Marc 1, versets 12 à15). Et enfin pour l’année C arrive Luc (4, versets 1 à 13).
Chaque fois, Jésus est conduit au désert par l’Esprit Saint. Comme s’il voulait revivre les étapes du Peuple de Dieu ; après avoir été libéré de l’esclave en fuyant l’Égypte, voilà que le peuple erre dans le désert pendant 40 ans.
Jésus reste 40 jours au désert. Mais il surmonte les épreuves et met toute sa confiance en son Père.
Lisons ce passage de Matthieu : les disciples disent à Jésus que cet endroit est désert ; ils proposent à Jésus de renvoyer les foules, pour que les gens aillent en ville s’acheter de quoi manger … Mais Jésus répond : « Donnez- leur vous-mêmes à manger ! ». Et voici le passage-clé (au verset 19 du chapitre 14) :
« Ayant donné l’ordre aux foules de s’installer sur l’herbe, il prit les 5 pains et les 2 poissons. Et levant son regard vers le ciel, il prononça la bénédiction ; puis rompant les pains, il les donna aux disciples et les disciples aux foules … »
Nous avons là les gestes et les paroles que le célébrant prononce à chaque Eucharistie ! Et donc les gestes que nous sommes invités à faire et le regard que nous avons à lever vers le Père.
L’exhortation apostolique, écrite en partie par le Pape François juste avant sa mort et achevée par le pape Léon XIV, peut nous aider à vivre le carême. Cette exhortation a un titre stimulant : Je t’ai aimé ! « Dilexi te ». Et en voici un court extrait du chapitre 2 n°23 : « Dieu choisit les pauvres » :
« Il apparaît alors clairement que de notre foi au Christ qui s’est fait pauvre, et toujours proche des pauvres et des exclus, découle la préoccupation pour le développement intégral des plus abandonnés de la société. Je me demande souvent pourquoi, malgré cette clarté des Écritures à propos des pauvres, beaucoup continuent à penser qu’ils peuvent tranquillement les exclure de leurs préoccupations. Mais restons dans le domaine biblique et essayons de réfléchir à notre relation avec les derniers de la société et à leur place fondamentale dans le Peuple de Dieu ».

